Les signaux de la prise alimentaire
Un comportement alimentaire sain est la clé d’un poids stable et d’un rapport épanoui à la nourriture. En toute circonstance, la prise alimentaire devrait être dictée par la faim plutôt que par l’émotionnel, le stress ou la fatigue et devrait être stoppée par la satiété.

L’organisme transmet naturellement plusieurs signaux qui nous indiquent le moment de la prise alimentaire. Le signal de faim est dicté par la libération d’hormones, comme la ghréline et le glucagon. Le signal de satiété, quant à lui, est transmis par la leptine et l’insuline. Il peut exister une rupture dans la transmission de ces signaux, du fait une inflammation chronique bas grade, évoquant l’installation

  • D’une résistance à la ghréline avec disparition du signal de faim et blocage des systèmes de déstockage.
  • D’une résistance à la leptine avec disparition du signal de satiété et stimulation des systèmes de stockage.

La disparition des signaux de la prise alimentaire sera le signe d’une résistance à l’amaigrissement.

serotonine
Les dépendances alimentaires
La dépendance alimentaire correspond à un besoin incontrôlé et compulsif de manger. Ces envies de manger sans faim se produisent de manière caractéristique en fin de journée et s’exprime en réponse à une recherche de bien-être. La prise alimentaire est sous le contrôle de l’émotionnel.

Quelle force incite le mangeur émotionnel à saper en quelques minutes tous les efforts fournis depuis le début de la journée pour maintenir un comportement alimentaire sain. Pourquoi est-il prêt à s’abandonner totalement à sa pulsion qui le laisse en proie à un immense sentiment de culpabilité et de honte ?

Il est de notoriété publique que la sérotonine est le neurotransmetteur impliqué dans la gestion des émotions. Appelée également hormone du bonheur, elle permet de prendre de la distance sur les évènements et d’atténuer leurs impacts émotionnels.

Plus récemment, plusieurs études scientifiques ont montré que la sérotonine affecte le comportement alimentaire. Chez des individus obèses, les auteurs ont relevé de faibles taux de sérotonine associés à un attrait particulier pour les aliments sucrés en fin de journée

D’un point de vue chronobiologique, sa synthèse débute vers 17h avec un pic de production autour de 23 h. C’est donc vers 17 h que les taux sont au plus bas, ce qui correspond également à l’apparition des pulsions alimentaires.

Le précurseur de la sérotonine est le tryptophane, acide aminé essentiel présent naturellement dans notre alimentation mais en très faible quantité. Il existe de nombreuses circonstances dans lesquelles le tryptophane peut être détourné de la synthèse de sérotonine. Les besoins en tryptophane peuvent se révéler élevés et cet acide aminé rare fait rapidement défaut par manque d’apport.

D’autres études effectuées sur des patients obèses ont montré qu’une supplémentation en tryptophane provoque une diminution de la prise alimentaire et une perte de poids. Cette approche est une manière naturelle de minimiser l’impact de faibles taux de sérotonine.

La prise en charge des troubles du comportement alimentaire passe invariablement par le traitement du déficit en sérotonine. En suivant ce protocole, les pulsions alimentaires disparaissent, les troubles du comportement alimentaire se résorbent et la perte de poids s’inscrit dans la durée.

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