Le lactose

Comme pour le gluten, l’intolérance au lactose est rare et ne correspond absolument pas à une réponse du système immunitaire.

Le lactose est un sucre présent dans tous les laits animaux et les yaourts. Il est en faible quantité dans les fromages et quasiment absent de la crème et du beurre. La difficulté à tolérer le lactose provient d’un déficit en une enzyme, la lactase, qui dégrade le lactose en glucose et saccharose. Cette enzyme est produite en quantité importante par le tube digestif chez le nouveau-né et pendant la petite enfance afin de permettre à l’enfant de digérer de grandes quantités de lactose. Cet âge correspond également à la période en cours de laquelle se constitue la flore bactérienne. La production de cette enzyme diminue avec l’âge en même temps que la consommation de lait s’amenuise.

L’intolérance au lactose s’explique par une mal-digestion de ce sucre qui arrive au niveau du colon sous une forme non digérée. Les bactéries du colon, de type fermentation, vont alors prendre encrage cette digestion avec pour conséquence une production de gaz très importante et les symptômes qui l’accompagnent à savoir, flatulences, ballonnements, diarrhées et maux de ventre.

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L'intolérances aux protéines de lait

Les laits peuvent être classés en deux catégories : les laits dits caséineux (vache, chèvre, brebis) et les laits non caséineux (femme, jument, ânesse). La différence entre ces deux catégories est le rapport protéines solubles / caséine. Les laits caséineux ont un pourcentage de caséine élevé par rapport aux protéines de la fraction soluble (lactalbumines et globulines) alors que les laits non caséineux sont composés de la même quantité de caséine et de protéines solubles. C’est la nature des protéines de la fraction soluble qui détermine l’espèce à laquelle le lait appartient.

La caséine est fréquemment impliquée dans les intolérances alimentaires mais les protéines solubles jouent également un rôle important dans ce phénomène. Il est possible d’avancer quelques hypothèses pour l’expliquer : alimentation des animaux (granulés, soja, maïs, blé, OGM), traitements médicamenteux (hormones, antibiotiques), sélection des animaux les plus rentables…

L’intolérance aux protéines de lait toucherait environ 8% des enfants. Elle peut être diagnostiquée très tôt lorsque la mère a consommé des laitages en grande quantité pendant sa grossesse. Chez l’enfant, elle atteint son paroxysme vers l’âge de deux ans avec des signes évidents : régurgitations, hypoglycémies, malaises, insomnies, coliques abdominales et diarrhée, eczéma, irritabilité…

Chez l’adulte intolérant, la consommation de produits laitiers et de fromages provoque souvent des troubles intestinaux de type ballonnements et constipation, des manifestations cutanées (eczéma, psoriasis), des hémorroïdes, des règles douloureuses, des douleurs musculaires de type fibromyalgie, des migraines ou maux de tête, de la spasmophilie…

Les améliorations sont visibles rapidement lorsque le régime est suivi strictement : dès un mois de traitement, les troubles digestifs disparaissent, après trois à six mois, les douleurs s’estompent.

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