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L’intolérance au gluten

L’intolérance au gluten est celle qui fait le plus parler d’elle. Et pour cause, elle touche près de 10 % de la population française (ce chiffre ne concerne que les personnes ayant été détectées) et provoque des réactions essentiellement intestinales. Elle est rarement  diagnostiquée et le plus souvent masquée derrière ce que les médecins nomment le syndrome du colon irritable. Dans les faits, Le gluten est partout : blé, orge, kamut, seigle, épeautre, avoine, biscuits, quiches, pain, pâtes, pizzas, viennoiseries, charcuterie, sauces, bière…

En réalité, l’intolérance vraie au gluten est rare, en revanche l’intolérance au blé est extrêmement fréquente principalement du fait des manipulations génétiques qu’il a du subir au cours de 10 000 ans d’histoire de l’agriculture.

Le gluten

Le gluten est un réseau de protéines (gliadines et gluténines) qui rend la farine panifiable. Au début du 20ème siècle, lors de la révolution industrielle, on découvre cette propriété et on comprend qu’il est responsable de l’élasticité de la pâte malaxée ainsi que de la masticabilité des produits à base de céréales. Les agriculteurs sélectionnent et croisent alors avec empressement les grains qui en contiennent le plus. Mais l’engouement des industriels pour le gluten ne s’arrête pas là. Aujourd’hui dans les usines de farine, se côtoient les sacs de farine et les sacs de gluten afin d’enrichir d’avantage encore les farines en gluten.

Le gluten pose un réel problème de santé publique parce qu’il peut être assimilé à une colle qui se dépose sur les parois du colon et finit par l’obstruer. Au delà des problèmes d’assimilation et de résorption de l’eau que cette obstruction engendre, il faut noter que le colon, qui est un émonctoire majeur de l’organisme, ne plus jouer son rôle de détoxication. Les colles intestinales, en asphyxiant l’une des voies d’élimination les plus importante, sont à l’origine d’un empoisonnement progressif de l’organisme qui s’exprime au travers des pathologies dites « d’encrassage ».

Enfin, il existe une allergie de type I au gluten mais assez rare et appelée maladie coeliaque. Il s’agit d’une maladie auto-immune avec production d’anticorps dirigés contre les cellules du tube digestif. Il en résulte une atrophie des villosités et des problèmes d’absorption importants du fait de la réduction de la surface d’absorption de la muqueuse intestinale.

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Le blé

Le blé est composé d’une fraction protéique soluble et d’une fraction protéique insoluble (le gluten). L’intolérance alimentaire aux protéines solubles de blé qui sont essentiellement l’albumine et les globulines est très fréquente. Les blés ont subi de nombreuses manipulations génétiques surtout au cours des 20 dernières années qui ont eu pour but de les rendre plus résistants et plus rentables. Ces transformations peuvent provoquer un rejet par certains organismes humains de ces protéines solubles pour lesquelles la tolérance orale du système immunitaire est levée.

Comme dans toute intolérance, une inflammation chronique s’installe au niveau du tube digestif et induit une hyperperméabilité intestinale laissant la possibilité à l’inflammation de ce propager à l’intérieur de l’organisme. Parmi les symptômes les plus courants, on trouve les ballonnements, les selles impérieuses, les selles molles ou les diarrhées, l’acidité gastrique et le reflux gastro-oesophagien, les douleurs articulaires, l’arthrose, et d’autres troubles à distance.

Pour lutter contre l’intolérance au blé et favoriser le traitement des déchets par le colon, il convient de procéder à l’éviction totale des aliments contenant du gluten : blé, seigle, avoine, kamut, épeautre et orge. Les seules céréales autorisées sont le riz, le quinoa, le millet, le manioc, l’amarante et le sarrasin et le teff.

Les améliorations sont visibles rapidement lorsque le régime est suivi strictement : dès un mois de traitement, les troubles digestifs disparaissent, après trois à six mois, les douleurs articulaires s’estompent au point de pouvoir se passer d’anti-infllammatoires.

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