Allergies et intolérances, quelle différence ?

L’un des meilleurs moyens de les distinguer est d’étudier les symptômes qu’elles provoquent.

L’allergie vraie est très bruyante, immédiate et extériorisée. Elle se manifeste par des réactions immédiates qui sont la conséquence d’une libération de monoamines vasodilatatrices responsables d’oedèmes parfois gravissimes, de rougeurs, d’urticaires ou de prurits. Ce processus est déclenché par la production d’anticorps de type IgE.

Le phénomène d’intolérance alimentaire ou allergie de type III ou hypersensibilité entraine la production d’une catégorie bien spécifique d’anticorps : les immunoglobulines de type IgG. Leur principale caractéristique est qu’elles peuvent se lier à l’antigène pour former un complexe immun. Ce corps complexe est une structure active qui déclenche une cascade de réactions inflammatoires destinées à l’éliminer. Lorsque les émonctoires fonctionnent bien, ce complexe est éliminé et le problème est résolu. Dans de nombreux cas, pourtant, les complexes ne peuvent pas être éliminer et s’accumulent dans les zones de fragilité de l’organisme : c’est ce qu’on appelle les pathologies d’encrassage (Seignalet).

Comparées à l’allergie « vraie », les réactions inflammatoires sont
discrètes et n’entrainent pas de troubles majeurs au moins au début.
L’idiosyncrasie est un autre phénomène proche de l’allergie mais non déclenchée par le système immunitaire. C’est l’aliment lui-même qui libère l’histamine ou d’autres substances irritantes.

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Les outils de diagnostique

Une enquête bien élaborée et réalisée par un thérapeute compétent et expérimenté peut être suffisante pour poser un diagnostic d’intolérances alimentaires. L’éviction de(s) l’aliment(s) suspect(s) pendant un mois permet de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse de départ.

Il existe également des tests sanguins qui permettent d’identifier rapidement et de manière semi-quantitative les aliments responsables de d’intolérance alimentaire. Ces tests sanguins s’appuie sur la technique Elisa et détecte les anticorps IgG produits par l’organisme à l’encontre de certains aliments. Ces tests sont récents mais fiables et pertinents.


Seul leur coût est un frein à leur utilisation :

  • 175 euros pour le test d’intolérances alimentaires du laboratoire Zammaria qui analyse 221 aliments
  • 395 euros pour le test Imupro200 du laboratoire R-Biopharm qui analyse 180 aliments